Affichage des articles dont le libellé est Court sur pattes. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Court sur pattes. Afficher tous les articles

dimanche 4 septembre 2016

10 km de Colomiers

Il faisait beau ce matin, presque trop, à l'heure où la corne de brume a résonné (10h15), lançant le départ de la 23ème édition des "Boulevards de Colomiers".

Colomiers ? Attendez, ça me dit un truc. Ah ben oui c'est là où je bosse. Le terrain était familier, donc, et les (nombreux) ronds-points presque amicaux tant j'ai l'habitude de les prendre en voiture.

Le décor était planté et les ambitions mesurées. J'espérais bien passer sous les 50 minutes et approcher, pourquoi pas, mon record personnel 47"54. Le petit hic restait quand même ces quasi 25° ressentis sur le macadam columérin.

Donc à 10h15 pétante, j'arborais, enfin, un dossard (le 104 peugeot) après 4 mois d’abstinence en matière de course officielle. Le ballon orange du meneur d'allure 50" que j'espérais bien dépasser dans les 2 ou 3 derniers kilomètres, devenait mon point de mire, que dis-je, mon obsession.

"Mais pourquoi va-t-il si vite ?", me répétais-je sans cesse. Mon chrono me confirmait bien mes 12 à l'heure, sauf que je voyais s'éloigner inexorablement celui qui devait être mon repère pendant toute la course.

Un 10 km n'a rien d'épique. J'aimerais pouvoir vous dire que j'ai doublé 800 coureurs, que j'ai fini en rampant, en pleurs, réconforté par Mme le Maire qui assistait à la course, acclamé par une foule en liesse et accompagné par l'orchestre symphonique de Berlin (venu spécialement pour l'occasion) mais...non...ma course a été des plus banales.

J'ai conclu le parcours en 49" 53 à la 350ème place sur 882 arrivants (81ème sur 204 vétérans 1). Le temps n'est pas super mais le classement me convient bien. Je vois que la chaleur a ralenti un peu tout le monde.

Un petit visuel pour conclure ce post exceptionnel ?

Ok mais ne me cherchez pas, je ne suis pas sur la photo.

(La course des gaminos, à 9h15 il faisait bon, c'est facile)

dimanche 13 mars 2016

Un semi de rêve ?

Ce matin j'ai rêvé que je courais le semi de Blagnac (30ème édition). C'est fou comme parfois l’illusion et la réalité se rejoignent.

J'ai vraiment cru que je m'étais levé à 7h30, un dimanche, pour aller rejoindre 3 000 coureurs sur un parking d'un centre commercial.

A 10h30 je me suis vu prendre le départ à la poursuite des meneurs d'allure 1h45. Je me disais même dans mon rêve que je ne comprenais pas pourquoi il n'y avait pas de meneur 1h50, ce qui était plus dans mes cordes.

Le mirage était juste parfait. Il faisait beau avec un petit vent frisquet et je tenais le rythme jusqu'au 10ème kilomètre où inexorablement je commençais à perdre du terrain et mes illusions.

C'est dingue, rien que d'écrire ces quelques mots  j'ai mal aux jambes. C'est incroyable le pouvoir de l'inconscient. Je suis sûr que demain j'aurai des courbatures.

Tiens je me rappelle même le numéro de mon dossard. C'était le 737. Ce qui est incontestable, par contre, c'est le virement de 15 euros pour mon inscription à ce semi irréel.

Je revois encore tous ces visages d'anonymes qui nous encourageaient. J'entends même encore la fanfare postée sur le parcours. C'était beau.

Et puis c'était dur aussi. Presque interminable. Je me voyais finalement arriver en 1h53, comme l'année dernière. Peut-être ai-je mélangé le rêve et le souvenir de l'an passé.

Parce que c'est vraiment bizarre, je n'apparais pas au classement. Nada. Rien. Pas de dossard 737 chronométré. J'ai dû halluciner alors.

C'est quand même étonnant parce que mon GPS me soutient mordicus que je les ai courus ces 21 kilomètres ce matin. Je n'y comprends plus rien.

Mais aucune preuve de la véracité de ma course. Oh ! Il y a bien cette médaille que j'ai actuellement autour du cou mais peut-être l'ai-je subtilisée à un coureur distrait et fictif ?


Et comment expliquer à ma femme qu'il n'y a pas de photo de moi à l'arrivée ? Elle commence à avoir des soupçons et évoque une éventuelle double-vie. J'ai beau éplucher les running mag et running trail aucune trace d'un chauve à lunettes. Mais où est passé le dossard 737 ?

Je me demande si je ne suis pas la victime d'un complot kenyan visant à effacer un coureur extrêmement gênant. Je savais que ce milieu était impitoyable. On veut faire de moi un coureur fantôme !!!!

Bon ben...vu que je n'ai pas couru, je vais aller la faire maintenant, ma sortie longue. Il n'y a pas de "j'ai mal aux pieds" qui tienne.

Car moi je vous le dis "la vérité est ailleurs".

dimanche 13 décembre 2015

La ronde de Ramonville

Un premier record


8h02. A voté ! Et je suis le premier électeur de mon bureau de vote à avoir glissé mon bulletin ce matin. J'ai énormément progressé depuis la semaine dernière. J'y étais allé vers 18h terminant au fin fond du peloton, avec le moral dans les chaussettes. Aujourd'hui mon temps de passage dans l'isoloir a été excellent. J'ai, au moins, gagné 30 secondes depuis le 1er tour. Comme quoi l'entrainement ça paye.
Je rentre donc au plus  vite chez moi en réveillant mes voisins et ma femme pour leur raconter mon exploit. Il y a un champion dans l'immeuble.
 Par contre la mairie de Toulouse n'avait prévu aucune médaille pour les vainqueurs et je ne parle pas du ravitaillement totalement absent ce dimanche matin.
Peut mieux faire au niveau organisation quand même.

(Je ne suis pas sur la photo)

Un timing serré !


 Ben oui, j'ai à peine le temps de participer à cette course de fin d'année qu'il faudra que je parte bosser dans la foulée (pronatrice ou supinatrice ?). C'est aussi ça la magie du cinéma. Je travaille 3 w-e sur 4 mais j'ai les matinées pour écumer les courses du grand Toulouse.
Donc, ce matin, au programme, je vais faire la ronde de Ramonville.

Vers un running fraternel ?


Je n'ai pas bien compris le concept. On va tous se donner la main pour faire une ronde de 10 km ?
Va-t-il y avoir un lâcher de runners ?
Cela a-t-il un rapport avec la Cop 21 ?
Va-t-on enfin abolir tout classement ? 
En arrivant ce matin  sur les lieux de l'épreuve tout un tas de questions raisonnent dans ma tête, et je commence à croire à un running fraternel, écologiste. Je refuse, d'ailleurs, de brûler un trop grand nombre de calories pour ne pas nuire à l'atmosphère.
Je suis même prêt à tomber dans les bras du premier coureur que je croise mais je n'ai pas le temps d'en attraper un au vol car ils sont déjà tous en train de s'échauffer. 
Je n'y comprends plus rien. Et c'est vrai qu'un petit 5 degrés commence à me faire douter de la réalité du réchauffement climatique.
J'avoue quand même avoir dépensé quelques calories et particules à chercher une place pour me garer vu l'affluence (+ de 1200 inscrits).
  

Vers un running surpeuplé ? 


C'est bien ce que je craignais. On est loin de l'ambiance pépère de la Valtoulousaine. Récupérer son dossard demande déjà une certaine patience mais ce n'est rien comparé au départ. Il faut jouer des coudes, slalomer et s'éloigner de toute notion de fraternité pour finalement s'extirper d'une partie du peloton. L'étroitesse du parcours n'arrange rien, moi qui est l'esprit large. 

(Je ne suis pas sur la photo, c'était en 2014)

Une sombre histoire de ceinture


Ah oui j'avais oublié de préciser qu'à peine arrivé je me suis rendu-compte que j'avais oublié ma ceinture dans laquelle j'ai l'habitude de glisser mon portable et du coup mon GPS. Ahrrrg ! Je vais courir à l'aveugle. Oui, je sais, je n'ai toujours pas de montre à 200 euros.
Heureusement, il y a des meneurs d'allure et je repère le "48 minutes", avec son ballon blanc, que j'essaye de rattraper. C'est un peu comme la queue du mickey...No comment.
Malheureusement le parcours va s'avérer être un peu plus dur (pour moi) qu'à la Valtoulousaine, avec plus de faux-plat.


(Je ne suis pas sur la photo. Je crois)

Mon record sur la ronde de Ramonville


Etant donné que c'est la première fois que je participe à cette course j'estime que j'ai déjà établi, en ce qui me concerne, mon record sur ce parcours. C'est déjà ça de gagner.
Allez je lâche le résultat : 48 minutes 50. Pas si mal que ça. A 56 secondes de mon RP (comme on dit dans le milieu du running). Mais c'est bizarre j'ai l'impression de m'être fait gratter 20 secondes sur le chrono à l'arrivée puisque je franchis la ligne à 48"30 (on le voit bien sur la vidéo des arrivées). J'hésite à porter réclamation.
En tout cas je suis 638ème sur 1223.  Je suis le Bayrou du running. Plutôt au milieu quoi.

(Je suis sur la photo. Quel finish de ouf !)

L'heure du bilan ?


Les sondages  ont eu tort de me pronostiquer à 45 minutes. 
Le taux de participation a frôlé les 100 %.
J'ai pas envie de partir au boulot.
Année 2015 pourrie avec seulement 6 courses.

Conclusion


Passe-moi la salade je te passerai la rhubarbe.

dimanche 22 novembre 2015

La Valtoulousaine

Enfin ! 8 mois que j'attendais ça. Un nouveau dossard et un petit 10 km en guise de reprise après cette parenthèse désenchantée et un mal qui a rongé mes velléités de coureur du dimanche (du mardi et du vendredi aussi) du printemps jusqu'à l'automne.

Finalement mon dernier osthéo a su faire ce qu'il fallait pour que, petit à petit, je retrouve des sensations que je n'espérais plus.

Voilà aujourd'hui 1 mois et demi que je me prépare à l'idée de retrouver les joies d'un peloton de coureurs en short à coup de 3 séances de course à pied et de 2 km de natation par semaine.

Du coup, mes 2 kg de langoustes mauriciennes sont passés à la trappe même si j'ai encore du surplus à dégager.

Ah ! Il avait bien été question d'un semi entre Lourdes et Tarbes ce même 22 Novembre mais mon corps et ma hanche en particulier, ne me semblaient pas encore en état. Il était même possible de faire partie d'un team de 3 ou 4 coureurs au nom très évocateur : "Les cierges effarouchés".  Je n'étais d'ailleurs pas peu fier d'être à l'origine de ce patronyme. Mais bon, c'était trop tôt pour 21 km.

 (Mon team, je suis au milieu)

Donc j'avais noté cette Valtoulousaine sur mon agenda et je ne me faisais pas d'illusion sur le temps que j'allais réaliser. 49"07 étant mon record perso sur 10 bornes. Après plus de 6 mois sans aucune activité sportive, je me disais que cela serait compliqué d'approcher les 12km/h.

Ce matin il faisait frisquet sur Toulouse, un petit 7 degrés, et nous étions 437 coureurs à nous présenter devant la ligne de départ juste à côté de la sortie de métro des Argoulets. Mais la bonne nouvelle c'est qu'il faisait beau et pas un pet de vent !

Donc, au moment du départ je me retrouve, comme d'hab, au fond du troupeau et je commence à remonter quelques runners au fil des premiers kilomètres.


 (même pas mal à la hanche !)

Je remarque très vite, par contre, que mon GPS à tendance à me dévaloriser (mais cela ne m'étonne pas de lui). En effet lorsque je termine la première boucle de 5 kilomètres  je suis épaté d’apercevoir 23"50 sur le chrono officiel. Ah bon ? Alors que mon GPS ne m'annonce les 5 km que 300 mètres plus loin à 25" 30 (et rajoute un "gros looser !" dans mes oreillettes).

Bon, cela augure d'une probable bonne nouvelle. Et en effet je finis ce 10 km en battant mon record en 47"54. Je suis super content car je ne m'y attendais vraiment pas. Mon connard de GPS m'a gratté plus de 600 mètres en tout. Il estime que je suis une feignasse et que je n'ai couru que 9km38 et non 10.
Grrrrrrrr.....

J'ai encore 3 semaines pour préparer la ronde de Ramonville sur une même distance et finir une année 2015 qu'il me tarde de jeter à la poubelle.

Le classement n'est pas hyper glorieux (225ème sur 398 arrivants) mais j'ai l'habitude.

Voilà voilà, c'était un dimanche comme je les aime. Une p'tite course, du soleil et une entrecôte à midi, le bonheur malgré tout.




samedi 16 mai 2015

Echecs et CAP

Et ben voilà. Je m'emballe, je commence à m'imaginer avec un dossard sur le ventre (cela devrait d'ailleurs s'appeler un ventrad). Et puis mon corps me rappelle que je suis encore en train de brûler les étapes.
Il y a à peine 10 jours, je me remettais en selle après deux mois d'arrêt avec, ben voyons, "Les boucles du cœur" de Labège dans le viseur. Un petit 10 km sur terrain plat et commercial, car les dites boucles sont organisées par Carrefour Labège. Je vous fais rêver là.
 J'étais censé passer au cœur du centre commercial. Niveau paysage on a vu plus pittoresque. Mais bon c'était pour la bonne cause.
D'abord ma cause personnelle, parce que j'en avais besoin, et puis les droits d'inscription étaient reversés à l'association "Hôpital sourire" qui œuvre pour améliorer le quotidien d'enfants hospitalisés.
Donc je me suis acquitté de quelques euros en début de semaine, et j'ai enchaîné quelques entrainements, histoire de prétendre ne pas être trop ridicule ce dimanche (17 mai).
Et badaboum, jeudi , au cours de ce qui devait être ma dernière sortie, outre une vilaine ampoule sous le pied droit due à mes nouvelles semelles, j'ai ressenti un petit quelque chose du côté de la hanche, aux environs d'un moyen fessier, qui, décidément, ne me lâchera pas la grappe comme ça.
Et voilà 3 jours que je réfléchis, en me disant : c'est peut-être rien (la voix de l'inconscience), et tu devrais annuler (la voix de la sagesse incarnée une nouvelle fois par ma femme).
Donc, je ne vais pas recommencer la même connerie qu'au semi de Blagnac (encore au cœur d'un centre commercial). Et je laisse tomber. Je crois que pour Carcassonne, ça sera sûrement pareil.
Mardi, je devais voir ma kiné pour une dernière séance (comme l'aurait dit Eddy Mitchel) mais je crains qu'elle n'en ait pas fini avec mon fessier (il doit y avoir un truc entre eux).
J'ai le moral dans les chaussettes, la course à pied ne veut pas de moi. Je vais me mettre aux échecs (dans tous les sens du terme) C'est là que je suis le meilleur.




mercredi 6 mai 2015

Des dossards dans le viseur ?

La reprise...
Oh je n'ose employer ce terme mais pour la première fois depuis 2 mois j'ai enfin pu refaire un entrainement à peu près normal. Presque 10 bornes agrémentées de quelques fractionnés, histoire de voir un peu.
La forme n'est pas olympique bien sûr. Je dois me trimbaler 2 kg de plus, j'ai vraiment perdu en souffle, mais bon, le plaisir revient et c'est énorme.
Je sais, je sais, il faut que j'y aille mollo, le pincement d'un nerf que j'ai eu au pied n'est pas calmé à 100% mais presque. Je dois voir ce que cela donne avec l'arrêt de l'anti-inflammatoire (Célestène), mais de la tendinite je ne ressens plus rien.
Toute cette période de frustration m'aura au moins permis de savoir à qui je m'adresserai en cas de pépin la prochaine fois. J'ai dorénavant un bon médecin du sport et une chouette kiné. Par contre niveau ostéo, j'ai rayé de ma liste les deux personnes qui m'ont extorqué en tout 150 euros pour 0 résultat (encouragement même à reprendre alors que mon corps était toujours enflammé) et ma médecin généraliste qui ne jure que par l'homéopathie et qui n'a pour seul avantage que d'habiter le même immeuble que moi.

Je suis également fautif...à bouriner alors que mon corps me dit "Basta". Je sais, je sais, je sais...

Et puis aujourd'hui je sais que je suis hyper-pronateur, et que mes pieds avaient besoin d'être soutenus (j'ai des semelles !!!). C'est le changement de chaussures qui a tout déclenché, il y a deux mois, avec en plus un chaussant trop étroit (ne plus acheter mes pompes sur internet !!!!).

Bon, j'espère que ce nuage noir qui a plané au-dessus de ma tête pendant toute cette période est en train de sérieusement foutre le camp. Je parle juste du running là car sur le plan personnel c'est la tempête.
L'adoption n'en finit pas de nous imposer des épreuves que je ne souhaite à personne.

Bref, pour en revenir à une note plus positive, je brûle littéralement de reporter un dossard.
Et là, bim, el pistolero me parle des 10 km de Labège du 17 mai.
Ohlàlà, ça y est ça commence à tourner dans ma tête.  Ça m'a trop manqué.
M'en fout du chrono, il sera pas terrible, mais je pourrai me défouler, bordel !

Et cerise sur le gâteau, je suis reversé sur le semi-marathon de Carcassonne du 7 juin.
J'étais inscrit sur le 42 bornes, mais mon manque de préparation évident ne me permettait pas de prétendre à assurer une telle distance sans finir sur un brancard.

Donc j'ai un mois pour m'affûter et tout donner dans la cité médiévale.
2 dossards dans le viseur, ça fait du bien.

Je redeviens enfin un con en short.


mardi 21 avril 2015

Le marathon que je n'ai pas couru

9h01. Le réveil sonne. Merde !!!! Ça commence dans 14 minutes !!!!!!
Ah oui.....c'est vrai....je suis blessé....je ne vais pas le faire ce foutu marathon de Nantes.
On se rend pas bien compte là, mais cette scène était hyper cinématographique. Gros plan puis ralenti sur ma tronche paniquée et pas lavée, puis vitesse normale lorsque je me rends compte que je peux rester au lit sans (trop) culpabiliser.

Et pourtant, j'avais marqué d'une pierre blanche ce petit week-end de fin avril sur les bords de la Loire. Ma terre natale. Je tenais à y réaliser mon troisième exploit (la course avec les 42 bornes machin là...).
Alors avec ma tendinite on a décidé de prendre l'avion et d'aller quand même le voir ce bloody marathon de Nantes.
On allait, comme prévu, squatter chez mon poteau stéphane, qui, comme par hasard, habite à 50 mètres de la cathédrale et du départ de ce fichu marathon de Nantes. Tout était réuni pour que je m'éclate, et que j'y rencontre, peut-être, le mur de l'atlantique. Le pied quoi.

Et d'ailleurs ce w-e avait commencé comme dans un rêve. Le vendredi soir on s'était retrouvé à La Beaujoire pour un Nantes - OM d'anthologie. Bon, j'exagère un peu mais la victoire du FCNA était déjà un exploit en soi (1 - 0).


29 ans que j'y avais pas remis les pieds, du coup j'avais ressorti mon écharpe. Snif, déjà trop d'émotions. Bon, on peut se rendre compte que j'ai laissé tomber depuis belle lurette mon régime diététique et sans gluten de prépa fucking marathon.

Donc, pour en revenir au jour j, il est 9h02,  je ravale ma déception du coureur blessé et je me lève pour aller voir tous ces cons en short.

Et bim, ça continue. Il fait, bien entendu, un soleil splendide, et je ressens comme un goût de marathon de mes deux du printemps qui m'énerve déjà.
Heureusement, je peux compter sur stéphane, il va me dire qu'il trouve qu'ils ont vraiment l'air con tous ces cons en short, et on va enfin pouvoir se moquer. Mais non !!!!!!! Pas du tout !!!! Il commence même à me dire que ça lui donne envie de s'y mettre. Aïe, je suis cerné.

Alors il ne me reste plus qu'à contempler, et à pleurer.

(quelques cadors)

(oh oui, je m'y voyais bien)

(papa m'a tuer)

(oh non, c'est trop dur !)

Bon voilà, j'ai les boules de le reconnaitre, mais c'était une magnifique matinée et une super ambiance.
Pour info, cette 35ème édition de ce bon dieu de marathon de Nantes a été remporté par le Kenyan Agnesius Maîyo en 2h21 côté homme et Emily Jepkoech côté femme en 2h51.
Le vent a pas mal ralenti les chronos.
 
Ouf, tout n'était pas parfait.







dimanche 8 mars 2015

8 Mars, journée de la loose

Pourtant il faisait beau ce dimanche. Le soleil daignait remontrer le bout de ses rayons.
Pas un pète de vent. Nous nous étions donné rendez-vous sur le parking d'un magnifique centre commercial comme on en fait plus.
Un temps à mettre 3000 coureurs dehors décidés à se tirer la bourre sur 10 et 21 km.

Donc en ce 8 Mars j'ai couru un semi dans la capitale...
Non pas Paname bien sûr, je suis pour un running décentralisé. Non, j'ai couru dans la capitale de l'aéronautique.

Blagnac, l'aérienne, berceau d'Airbus, nous a ouvert ses ailes pour que nous bougions nos jambes sur son bitume.

LE team

Quand je dis nous, je ne parle pas seulement des 1500 semi-marathoniens qui ne sont pas la moitié d'un coureur. Non, quand je dis nous, je parle de moi et de mes deux accolytes du jour.
Et oui aujourd'hui je ne suis pas tout seul.
Pour une fois je suis accompagné par deux champions et nous formons un team (presque) indestructible.
Il y a d'abord Étienne, alias "Le jeune" sur qui on a énormément misé. C'est mon petit (grand) cousin qui  est en stage chez Airbus justement.
Il y a Florent, "El pistolero", mon collègue de galère (voir mon post précédent). Lui aussi espère la venue d'un petit garçon congolais depuis deux ans.
Et puis il y a moi. Aujourd'hui on m'appelle "J'ai la guibole qui flanche".


Un moyen fessier délicat

Et oui comme c'était un jour un peu spécial (la première réunion du team), j'ai décidé de participer à cette course, en ignorant les messages que m'avait envoyés mon corps.
En effet, voilà dix jours que j'ai le moyen-fessier qui me joue des tours. Si vous préférez j'ai mal à la hanche.

Or, après avoir pris des anti-inflammatoires, la douleur s'est apaisée mais j'ai senti des choses bizarres au niveau de ma cheville droite (le même côté).
Lorsque je suis debout, je suis obligé au bout d'une minute de passer mon poids sur la jambe gauche, car je sens des picotements assez désagréables du côté droit.

Donc, forcément ça n'augurait rien de bon pour aujourd'hui, mais j'ai décidé quand même de venir souffrir et communier avec mon team éphémère.

Jour de tristesse

Bon, la communion a été assez furtive avec "Le jeune" car on ne l'a plus revu sitôt le départ donné.

Seulement 10 mètres de faits et il ne reste déjà plus que "El pistolero" et "J'ai la guibole qui flanche".
Pas grave, on va se serrer les coudes pour essayer d'accrocher un 1h50 qui m'aurait bien satisfait.
 Mon record est de 1h52 et je l'ai établi pendant le marathon de Marrakech, le 26 janvier dernier.
Donc je pouvais quand même espérer faire mieux.

Pour "El pistolero" il s'agit de son premier semi et ses ambitions au départ sont très raisonnables : 5"30 au kilomètre.
Mais je sais qu'il en a sous le pied.

Finalement nous démarrons les 5 premiers kilomètres sur une base un peu plus rapide, plutôt 5mn de moyenne.

Le premier ravitaillement aura définitivement raison de la solidité de notre team, car je décide de m'arrêter tandis qu'"El pistolero" continue sa chevauchée, pensant que je serai capable de le rattraper.

Le problème, c'est que je l'aperçois, 200 mètres devant moi, et je n'arrive pas à le rattraper.

Les kilomètres défilent et l'écart se creuse, bien sûr, jusqu'à ce que je ne le vois plus.

Nous passons la moitié du parcours et je sais déjà que cela ne va pas être une partie de plaisir.
Car, en effet, j'ai bel et bien la guibole qui flanche.
D'abord ma douleur à la hanche se réveille, et puis bien entendu ma cheville se rappelle à mon bon souvenir.
J'essaye de courir en portant mon poids sur la gauche, mais bien sûr, ça n'est pas terrible.

Ma moyenne chute, et arrive le moment vers le 15ème kilomètre où je dois me faire une raison, je n'accrocherai pas les 1h50.
Du coup, j'ai la loose, je suis frustré et j'ai mal.

Je franchis la ligne en 1h53, plutôt déçu.

("La guibole" passe devant "La crampe""

Six minutes avant moi "El pistolero", pour sa part, arrive triomphalement et fait péter un super chrono pour som premier semi (1h47 donc). Bravo à lui !

("El pistolero" dans ses œuvres)

Quant au jeune, le mystère plane toujours sur son temps d'arrivée. Il pense avoir fait entre 1h41 et 1h42 mais il n'a pas regardé le chrono et je n'arrive pas à le voir dans la liste des résultats.
Ça sent la disqualification pour dopage ça....

Tiens je note que le type qui est arrivé juste après moi s'appelle "Lacrampe", pour de vrai.
Ça me redonne le moral.

Bon, sinon, bilan de la journée : il faut vraiment que je m'occupe de ce côté droit, qui ne me veut pas de bien, si je souhaite continuer le running. Direction toubib et kiné cette semaine, c'est sûr.
De plus, je déplore la perte d'un nouvel ongle et l'éclosion d'une magnifique ampoule sur un doigt de pied. Il faut vraiment que je passe du 41 au 42 et je serai sûrement mieux dans mes baskets.

Voilà, c'était quand même une belle journée, big up à nos femmes qui sont venues nous soutenir sur ce parking Leclerc. Spéciale dédicace à Léo et Béa.

Ça c'est une journée de la femme comme elles en avaient rêvé.



dimanche 22 février 2015

Les 10 km de l'Union

Il est 7h, et en ce matin du 22 février je me prépare à courir le premier "10 km" de ma vie.  Bon, j'ai le temps, il me reste presque 3 heures avant l'épreuve.

Mais à 9h45 précisément je vais recevoir mon baptême du 10 000 mètres en circuit "urbain", et j'avoue que ça me trotte dans la tête depuis une dizaine de jours.

Jusque là j'avais quelques réticences à m'aligner sur une telle distance que je jugeais "trop courte". "A peine le temps de démarrer que c'est déjà fini" me disais-je.
Et puis j'ai réalisé qu'il était important de goûter à tout. Si le marathon représentait le plat de résistance de la course à pied, le 10 km était un "amuse-bouche" que, ma foi, il fallait que je sache apprécier.

Aussi, lorsque je pris connaissance des "10 km de l'Union contre le cancer", je me dis qu'il était temps d'affronter cette épreuve, sûrement plus difficile que je ne voulais le croire, et en plus j'allais courir "utile" car l'intégralité des inscriptions était reversée à la ligue contre le cancer.
Se faire plaisir et avoir bonne conscience....que demande le peuple ?

Le compte-rendu de mon petit-déjeuner

Donc comme je le disais en introduction, il est 7h et j'enchaîne mes "fractionnés de cuillères de céréales". Une cuillère en une demi-seconde, 1 seconde de repos, une cuillère en une demi-seconde, 1 seconde de repos....etc. Pour les tartines c'est pareil. 
Aujourd'hui à cause de cette foutue course à pied, je fais tout en "fractionnés".



Par contre hier soir j'aurais peut-être pas dû  faire ma séance de côtes......du Rhône (gag).

Bref, je suis hyper concentré et je ne laisse rien au hasard.
"Quelle tenue je mets d'ailleurs ?"
Il parait qu'au 10 km, il faut "se dépouiller", "se mettre à poil", "s'arracher".
Bon, j'hésite, suite à mon précédent post, j'ai envie de sortir ma cagoule, mes menottes, mon fouet, mes épingles à nourrice (pour le dossard bien sûr), mon gode (euh là non ça dérape).
Et puis finalement je vais rester dans le classique, je change de placard, et je sors le bazar habituel.
Short, pompes, t-shirt, c'est bon je suis d'attaque.

Alors est-ce qu'on parle chrono tout de suite ou on essaye de se détendre ?
Et bien c'est à dire que pour l'instant je n'ai aucune référence officielle sur ce type de course, mais je dois avoisiner les 50 minutes. 
12 km/h....performance très moyenne pour la plupart des coureurs, alors que, pour moi, j'ai une impression de TGV en surchauffe lorsque j'ai ce tempo.
Vais-je (continuer à) dérailler aujourd'hui ?

Le compte rendu (peut-être) de la course

- Point météo : ça caille !!!! et il y a un peu de vent.
- Situation géographique : commune limitrophe au Nord-est de Toulouse
- Population : familiale à tendance retraitée 
- Topographie : Situé en haut d'une "bosse"


Cette fois-ci ça y est j'y suis, il est 9h et des poussières, j'ai mon dossard, je suis prêt à en découdre mais en même temps je fais pas le malin. Je sais que j'ai des amis qui m'attendent à la maison et qui vont me dire : "Alors ?", "Alors ?", "Alors ?", "T'as fait combien ?", "T'as fait combien ?", "T'as fait combien ?" (ils sont deux plus ma femme).
En réalité ils s'en foutent pas mal de mon chrono. Mais c'est moi qui me dit "T'as pas intérêt de faire plus de 50 minutes...sinon...".

Donc je suis hyper détendu. Le mec le plus cool de tout le peloton (comme d'hab). C'est tout juste si je ne m'allume pas une clope.

Boum !....ou plutôt... Paf !...à moins que cela soit ....Tuuuut !
Et c'est parti !
Le parcours se compose de deux boucles de 5 km, et je comprends pourquoi j'ai entendu d'autres coureurs parler à demi-mot de la fameuse "bosse".
En gros on commence chaque boucle par une descente de 2 km, 2km et demi, et bien entendu on regrimpe la même distance pour revenir au point de départ.
Il s'avère qu'à chaque fois le retour est costaud.



Selon mon ami le GPS, je conclus les 5 premiers kilomètres en 25 minutes 12 secondes.
Aïe, ça va être compliqué.

Je donne tout dans la deuxième descente ainsi que la fin du parcours.
J'ai les jambes et les poumons en feu. Je lutte sur chaque kilomètre pour rester à 5 minutes de moyenne, voire un peu moins.
On s'amuse un peu entre coureurs à se tirer la bourre (j'ai perdu quelques duels, je reconnais).

J'arrive sur la belle piste du stade de Loudes et je pique un bon vieux sprint des familles, je fais les fonds de tiroirs pour arracher un 49 minutes 11 secondes qui me ravit.


(on m'appelle "Le Kenyan vire-voltant" ou "Le TGV du désespoir")

Oué !!!! je peux garder la tête haute vis à vis de moi-même (c'est pas toujours facile).

Petit Bémol, ce connard de GPS me dit que je n'ai fait que 9,7 km.
Oh hé ! Tu vas pas me gâcher le plaisir non ???

Autre petit bémol, cette drôle d'impression au niveau du genou droit, dans la deuxième descente.
Un truc que j'aime pas trop. Pas encore une douleur non....mais pas loin quand même.

Tant pis je vais boire un coup de coca pour oublier ces bémols rabat-joies.

Je finis 219ème sur 479.
Il n'y a pas à dire je suis un coureur moyen, et ça me va très bien (pour l'instant).
Je crois avoir encore un peu de marge pour pouvoir peut-être, d'ici 6 mois à 1 an, titiller les 45 minutes.

Du coup, j'ai déjà envie de me refaire un 10 km. Ca y est j'aime les "amuse bouches", mais un peu  moins vallonné si possible.

Et prochain objectif : "Le semi de Blagnac" dans 2 semaines !

Mais c'est une autre histoire.

samedi 31 janvier 2015

Marrakech J + 6

Des nouvelles de mon petit doigt de pied

J'ai évoqué dans mon dernier compte-rendu une vilaine ampoule  qui s'est avérée très encombrante  pendant ma course. Vous avez été très nombreux à me faire part de votre inquiétude concernant cette partie de mon anatomie. J'ai reçu à ce propos des avis très tranchés me conseillant l'amputation.
Sans aller jusqu'à une position aussi radicale il a quand même fallu retirer l'ongle dudit doigt de pied pour obtenir finalement un véritable soulagement. En effet, non seulement le frottement de mon pied avait provoqué une cloque mais mon orteil, dans son ensemble, avait pris une drôle de couleur.
Voilà voilà, ce sont les aléas de la course à pied. Et puis je ne suis pas à un ongle près.



mercredi 28 janvier 2015

Comment j'ai rencontré le mur de Marrakech

"Le mur" expliqué à ma belle-mère

Avant de commencer mon compte-rendu, il faut que j'éclaircisse deux ou trois choses pour Odette ma belle-maman, qui suit assidument mon blog. Il faut que je lui dise que les marathoniens n'ont peur de rien si ce n'est d'un phénomène bien connu par eux. Il s'agit de ce moment, vers le trentième kilomètre, où l'on ne sait plus pourquoi nos jambes décident de s'arrêter de courir. Elles nous crient au visage : "je veux du sucre ! " et bien entendu on a plus rien en stock alors on leur répond en désespoir de cause : " Des lipides ça ira ???"
C'est un processus physiologique excessivement douloureux que l'on compare à une collision avec  "un mur"...mais un trente-huit tonnes pourrait tout aussi bien faire l'affaire.
On a plus de jus, plus rien, rien de rien...on est retourné, lessivé, laissé pour mort.


mardi 9 décembre 2014

Comment je suis devenu marathonien (4ème partie)

Et je franchis (enfin) la ligne d'arrivée en 4h13. Temps réel 4h11 !


Ca y est ! C'est fait ! Je suis marathonien!!!!!
Je suis évidemment hyper content. C'est en plus le temps que j'espérais faire.... Je reçois donc ma belle médaille de Finisher. Yes !

Comment je suis devenu marathonien (3ème partie)


 Enfin le jour J et il fait un temps magnifique. Comme en 2013 (j'étais spectateur). 
Quelle chance. Pas un pète de vent. J'ai surveillé la météo toute la semaine et je suis vraiment soulagé.

Je sais depuis 48h (par texto) que je porterai le dossard 2961. Je prie pour que ces chiffres me portent chance.

Je me réveille à 6h (comme tous mes camarades je suppose) pour prendre mon petit dej.
Là aussi je me suis bien penché sur la question. Glycogène à gogo (ça pourrait être un titre de polar)....

Vers 8h je prends le métro pour me rendre sur le pont de Coubertin et je croise bien sûr mes frères Runners. On est tous en short avec notre sac bleu estampillé "Marathon de toulouse". Les visages sont assez concentrés et moi j'en mène pas large. Arrivé à la dernière station il reste 5 minutes de marche pour accéder au départ. J'aperçois des coureurs Kenyans aux jambes interminables qui s'échauffent. Je ne les reverrai plus car je rejoins ma caste. Ben oui, n'ayant aucune référence, je me suis plutôt dirigé en fin de peloton et au moment du départ, je suis juste derrière les meneurs du 4h30, tout de jaune vêtus. Ils sont 5 ou 6 et la moyenne d'âge doit avoisiner les 60 ans.

Bon, mon but est de finir, c'est sûr, mais je me dis que si je fais 4h15 je suis vraiment content.
Mon dernier semi ayant été conclu en 1h53 je pense que 10km/heure c'est la bonne allure.

Comment je suis devenu marathonien (2ème partie)

Nous sommes donc le 5 Octobre, je viens de terminer le deuxième semi-marathon de ma vie en 1h53 et je me sens bien. Cette fois oui ça y est je m'inscris à mon premier marathon et il aura lieu à Toulouse, ma ville depuis 17 ans. Il me reste 3 semaines !!!!!
Je me prévois donc, dans ce lapse de temps, 2 sorties longues d'au moins 2h, plus quelques séances de fractionnés car je commence depuis quelques semaines à me renseigner sérieusement sur la VMA, le seuil...etc. Je lis mes premiers magazines spécialisés dans le running.
Bref je deviens accro.

Par contre je me fais une frayeur à j-14 alors que j'essaye de faire une sortie à 25km, pour me rassurer bien sûr.....Je m'arrête à 20 avec une douleur en bas du mollet droit. J'ai peur que cela soit une tendinite. Je stress....pourvu que cela ne remette pas tout en question. Je sais que ma préparation a été trop courte et j'ai un peu trop forcé. Mon corps me rappelle à l'ordre. Je suis obligé de me reposer et d'attendre que cela passe.

Il s'avère que cela n'a été qu'une petite contracture.... je reprends 5 jours plus tard et j'attaque la dernière semaine avec un ultime entrainement. Plus cela approche et plus je me dis que tout ça est vraiment trop léger et que je vais m'écrouler au 22ème kilomètre.
A J-2, je stress plein pot !

jeudi 4 décembre 2014

Comment je suis devenu marathonien (1ère partie)


Voilà quelques années que je cours, ou que je joggue.....1 à 2 fois voire 0 par semaine (surtout en hiver). Mon but ultime étant d'atteindre à chaque fois les 10 km ou bien l'heure de course.
Jusqu'à 3 mois de cela j'étais rincé par un tel effort.
J'ai toujours aimé courir  de façon assez désorganisé, sans trop me prendre la tête mais avec quand même quelques fantasmes de marathonien en devenir. Tous les ans je voyais passer ces coureurs, vedettes d'un jour au coeur de la ville, marqués par l'effort, avec énormément d'admiration.
"Le marathon"....ces simples mots ont toujours provoqué chez moi une terrible envie mais en même temps beaucoup d'appréhension. L'épreuve ultime que l'on risque de terminer en rampant.
Combien d'images de coureurs à la dérive à l'approche de la ligne d'arrivée ai-je vu sur internet qui ne me poussaient pas forcément à franchir le cap de la CAP (course à pied pour les néophytes).