vendredi 23 janvier 2015

J - 2

Ce matin, direction N.Y et la vidéo de l'artiste Andrey Blanco qui filme sa femme pendant le marathon de 2011. Vraiment classe.
La bande son n'est pas dégueulasse non plus avec Bon Iver et M83.



jeudi 22 janvier 2015

J - 3

Aujourd'hui, il fait moche, j'ai ma journée de libre et je n'ai pas le droit de courir. Non, il faut que j'en garde un peu sous mes semelles, je dois faire "du jus" comme ils disent. Alors, je tourne en rond, je bois du café, je m'énerve, je regarde la météo sur Marrakech, je me calme, je mange une banane, je me dis que quand même je vais me cogner 42 km dimanche. Je suis impatient et en même temps il y a cette petite voix qui me susurre à l'oreille "tu serais pas un peu con de t'infliger une telle épreuve ?".

Après tout, je ne l'ai couru qu'une fois le marathon et j'ai bien le droit de commencer à stresser non ?

Et si je m'écroulais au bout de 8 km foudroyé par une vilaine tourista ? Je deviendrais la risée du peloton, je n'oserais plus regarder ma femme dans les yeux, elle qui serait obligée de me ramasser à la petite cuillère. Et tout ça parce que la veille au soir, malgré ses avertissements, j'aurais bu de l'eau du robinet, me croyant plus fort que n'importe quel microbe marocain.

En vérité je sais de quoi je parle, car c'est en gros ce qui s'est passé cet été alors que nous traversions le moyen Atlas. Ok, aujourd'hui j'ai le bénéfice de l'expérience, je sais que je ne fais pas le poids face aux micro-organismes autochtones.

Et si.....notre avion, au lieu, d'arriver à 16h20 samedi, avait 3h de retard et que je ne pouvais pas retirer mon dossard ????

Et s'ils perdaient ma valise avec mes shoes, mon short, mon t-shirt hi-tech et  que je sois obligé de courir en djellaba et en babouches ???

Bon dieu....faut que j'arrête de cogiter.

Mais quand même c'est bien la première fois que ma valise justement, est prête trois jours avant de partir en W-E. J'ai déjà dû la vérifier une bonne quinzaine de fois.

C'est ça qui est bien quand tu as une journée off trois jours précédant la course. Tu ne laisses rien au hasard. J'en arrive même à être content de bosser demain.

Et puis, après tout, ce genre de mésaventures, il n'y a pas qu'à moi que ça doit arriver....non ?





mercredi 21 janvier 2015

J - 4

A y est. Dernier footing ce matin. 45 minutes allure (à peu près) marathon. Et j'ai ce morceau qui me trotte dans la tête, je ne sais pas pourquoi.




Non je ne suis pas obsessionnel.
En tout cas au vu du clip ça n'a pas l'air de parler course à pied.


lundi 19 janvier 2015

vendredi 16 janvier 2015

La grande course de Flanagan

 Aujourd'hui je réouvre mon salon littéraire et je convoque Tom McNab pour son livre "La grande course de Flanagan". Afin de resituer l'auteur je préciserai juste qu'il a été entraineur d'athlétisme et consultant technique pour le film "Les chariots de feu".
En tant que spécialiste du milieu sportif il s'est lancé au début des années 80 dans un premier roman qui deviendra rapidement un Best-seller et dont la course à pied est l'élément central.

 

Le 21 mars 1931, en pleine Dépression, dans le stade de Los Angeles, Douglas Fairbanks donne le départ de la Trans-America : 2000 athlètes dont 121 femmes, venus de soixante pays, s’élancent vers l’est. Ils doivent rallier New-York en passant par le désert Mojave, Las Vegas, Les Rocheuses, Chicago, effectuant chaque jour un marathon. Cette course dotée de 360 000 dollars de prix, la plus grande jamais organisée, est l’invention d’un entrepreneur audacieux, Charles C. Flanagan, inspiré d’un personnage réel. 




dimanche 11 janvier 2015

Le trail des coteaux de Bellevue

Après les évènements qui ont marqué cette semaine, et à propos desquels tout a été dit, qu'il est difficile de reprendre la tenue d'un (pauvre) blog de running. En ce jour de gigantesque rassemblement citoyen, je me sens un peu futile d'évoquer mon activité matinale et dominicale, à savoir "courir dans la boue".

Mais je ne pense pas que cela choquera mes centaines de milliers de lecteurs assidus si je me permets de revenir à des préoccupations un peu égoïstes. De plus, je reste bien entendu Charlie, comme je l'ai été depuis cette funeste date du 7 janvier. J'ai pu d'ailleurs témoigner mon dégoût et mon angoisse, le soir même place du Capitole et partager quelques moments émouvants entre Toulousains.
 
Donc pour revenir à des choses plus triviales (ou trailviales...oulà), j'avais rendez-vous ce matin à Pechbonnieu avec la boue. Mais pas n'importe laquelle, de la bien épaisse et grasse qui colle impeccablement sous les pompes. De cette matière qui t'empêche d'avoir un quelconque appui stable.

Les coteaux de Bellevue (21km)

Arrivé sur-place vers 8h40 au gymnase Collette Besson, je retire mon dossard. Il flotte dehors. Je prends un petit café. L'ambiance est sympa. En guise d'échauffement je rejoins le point de départ situé à Saint-Loup-Cammas à 1,9 km précisément. Après une minute de silence en hommage aux victimes le départ est lancé, nous sommes à peu près 450.