dimanche 4 octobre 2015

Mes nouveaux copains

Salut, je vous présente mes nouveaux potes.

Il y a d'abord le vélo.



Et oui, suite à mon immobilisation d'environ 6 mois et après discussion avec Jérôme, triathlète de son état, j'ai décidé de croiser les activités sportives et de moins tirer sur la ficelle running. Je diversifie les plaisirs, et en ce qui concerne le vélo c'était pas gagné. Il a fallu, d'abord, que je remette en état mon fidèle destrier, qui ressemble, en réalité, à un vélo de course des années 80. Il fait mal au cul (c'est une obsession ou quoi ?) comme il faut.

Du coup mercredi dernier je suis allé au taff en vélo (2 x 14 km). Pas du tout une partie de plaisir d'ailleurs car il faut être concentré au maximum pour anticiper les trajectoires des bagnoles. Les pistes cyclables à Toulouse sont une véritable blague, et hop un coup de pinceau par terre et le tour est joué, et elles sont tout le temps squattées par les voitures garées. Les ronds-points sont également super flippants entre Toulouse et Colomiers.

 En tant que cycliste on a vraiment l'impression d'être un intrus dans cette circulation. Voilà voilà j'étais quand même content de ma sortie.
Aujourd'hui dimanche j'ai remis ça jusqu'à St-Jean, et finalement j'atteins quasiment les 50 bornes pour cette première semaine multisports.


Il y a ensuite le maillot.


 
J'aurais pu aussi ajouter les lunettes de piscine. Et oui je me suis jeté à l'eau jeudi et j'étais franchement content de ma reprise aquatique. 1.6 km en 45 minutes, ça fait du bien. Il fut un temps, dans les années 80, où, en plus de danser le Mia j'étais inscrit au club des Goélands de Saint-Nazaire. Je dois dire que je n'en garde pas un grand souvenir mais cela m'a permis d'apprendre à nager correctement le crawl.
 
Et le running dans tout ça ? Ben je reprends tranquilou. 8 bornes lundi, 10 vendredi. J'essaye de courir un peu plus sur l'avant du pied suite aux conseils avisés de mon cousin Jean-François. Les sensations sont pas mal mais, évidemment, j'ai des courbatures aux mollets.
Pas facile la vie de sportif de haut-niveau.
 
Et enfin mon dernier pote :
 
Le tube de crème solaire.
 
 
Et ouais je me la pète un peu car mardi soir, avec ma femme, nous partons pour une dizaine de jours à l'ïle Maurice. Comme le soleil n'a jamais été trop mon pote, je vais essayer de constituer un bouclier entre lui et moi, à base de crème, de t-shirt et de chapeau de paille (ou casquette).
Je vais donc, à priori, courir et nager pendant ce cours séjour totalement salutaire.
 
Je retrouverai donc mon vélo à partir du 17 Octobre, il m'aura sûrement manqué.
 
 
 

mercredi 30 septembre 2015

Natür Therapy

Qui n'a jamais rêvé de courir cul-nu dans la montagne scandinave ? 

Ce fessier surexposé au milieu d'une affiche de cinéma me faisait de l'oeil depuis un petit moment. Moi qui, justement, avait maille à partir avec mon propre postérieur depuis plusieurs mois, je sentais qu'il était enfin temps de percer l’abcès et de me réconcilier avec lui par le biais de cette "Natür Therapy". 


Ok. Me voilà donc installé confortablement dans une salle obscur a me demander qui pouvait bien être ce coureur exhibitionniste. Je dois dire que je m'étais un peu renseigné au préalable et je savais que le film tournerait essentiellement autour de ce personnage et de ses pensées.

Martin (joué par le réalisateur lui-même), 36 ans, marié, papa d'un petit garçon de 6 ans, est en pleine crise existentielle. Il ne trouve aucun sens  dans ses relations amicales, professionnelles ou de couple. Ses problèmes également de communication avec son propre fils le poussent à partir seul en randonnée pendant tout un week-end, comme pour se donner une dernière chance de se comprendre lui-même.

Il faut dire qu'habitant au pied des montagnes Norvégiennes il lui suffit de quelques foulées pour plonger au milieu du grand vert. Et moi, spectateur, je suis immergé dans ce décor et dans ce monologue intérieur qui m'est livré en voix off. 

Tout d'abord assez triviales, ses pensées vont, par moments, toucher à l'essentiel : "doit-il changer de vie ? partir ? quitter sa femme ?", faisant également marcher à plein régime son inconscient. Des souvenirs et des rêvent remontent à la surface comme dans une cure psychanalytique.

Le film n'est pas dénué d'humour malgré des sujets graves. Je garderai longtemps en mémoire cette scène de masturbation au grand air, malheureusement contrariée par la rencontre inopinée avec un chasseur. D'ailleurs qui n'a jamais rêvé de....euh pardon.



La dernière scène me laisse penser que tout n'est pas perdu pour Martin même si beaucoup de questions restent encore ouvertes. Il faudra surement quelques moments de solitude et d'introspection dans les hauteurs pour se libérer complètement.

Une thérapie c'est long (même le cul à l'air).



samedi 19 septembre 2015

Siouplait

Et bien voilà il serait peut-être temps de donner des nouvelles à mes 8 lecteurs (en comptant ma mère). Attention, roulement de tambour, j'ai vu mon 4ème ostéo !!!! Ouais !!!!!
Cette fois-ci c'est par le biais du beau-frère du cousin au 3ème degré du mari de la collègue du frère de ma femme, qui pratique la course à pied et qui m'a conseillé un professionnel du squelette abîmé.
J'ai dit banco. Voyons voir ce qu'il a dans le ventre et  dans les doigts pour faire disparaitre le mal qui me ronge.

Pour les nouveaux venus sur "Cours toujours (sauf pendant au moins 6 mois de l'année)", j'ai un putain de problème à la hanche et au moyen-fessier, côté droit, couplé à des fourmillements très désagréables au niveau du pied de ce même côté droit, depuis fin février.

Chaque nouvelle tentative de reprise, après avoir écumé les cabinets médicaux dans diverses spécialités (médecin, kiné, podologue et donc ostéo), s'est révélée être un échec.

J'ai donc laissé filer les beaux jours et toutes les courses qui vont avec. Le printemps et l'été se sont avérés être blancs en matière de course à pied et noirs dans ma tête. Je me suis réveillé tous les matins en hurlant à la terre entière "C'est trop injuste !" mais la caravane (de coureurs à pied) est passée sans m'adresser le moindre regard.

Ok donc j'ai rencontré ce nouveau professionnel, qui, contrairement aux autres, ne me parle pas de tendinite du moyen-fessier mais de blocage de la hanche et d'une jambe droite désaxée, contrariant mes appuis habituels. Je la fais courte mais ses explications me vont plutôt bien.

Après un premier footing test qui ne m'a pas trop convaincu quant au résultat de ses manipulations, je suis retourné voir ce même ostéo qui s'est attaqué cette fois-ci à ma colonne vertébrale. En utilisant un laser vertical, il m'a montré que je penchais vers la droite au niveau du dos. Il a essayé de remettre cela en place et j'ai refait un essai hier. J'ai l'impression qu'il y aurait quand même du mieux mais ce matin cela tire quand même un peu au niveau du psoas. C'est peut-être normal, je ne sais pas.
Je dois faire deux autres sorties et éventuellement le recontacter si ça ne va pas mieux mais pour lui il n'y a pas de raison que je ne puisse pas courir.

Je vais donc brûler un nouveau cierge et en appeler aux dieux du stade.
Je veux courir, pitié !!!!!!!!!!!!




dimanche 9 août 2015

Ultra simple

"Salut. J'm'appelle armand. J'ai créé un blog qui s'appelle Cours Toujours et cela fait 5 mois que je ne cours plus. C'est génial comme concept non ?".

Ben oui du coup me voilà de moins en moins motivé pour alimenter ce foutu blog étant donné que la vision d'un coureur ou d'une coureuse déclenche chez moi une crise de panique puis un état d'abattement.

Bon, il faut savoir affronter ses angoisses alors du coin de l’œil j'essaye de me réhabituer à voir d'autres personnes que moi se mouvoir sur l'asphalte en adoptant une foulée, plus ou moins, décontractée, avec un fessier obéissant. Pourquoi je fais ça ? Pour pouvoir être en capacité, le jour j, de profiter pleinement du documentaire qui est en cours de réalisation sur François D'haene. Cela serait dommage de rater ça quand même.



Il y sera question de son parcours exceptionnel dans l'ultra-trail et d'autres aspects de sa vie parce qu'il n'y a pas que le sport. Il y a le pinard aussi (surtout le beaujolais).

Quand est-ce que cela sera visible ? J'en sais rien il faudrait demander à Jean-michel Faure-Vincent, qui participe au documentaire.

"Tiens d'ailleurs Jean-michel, on continue le tour de table, pourrais-tu te présenter ?" :


"Merci Jean-Mimi, mais tu pourrais quand même enlever tes lunettes quand tu nous causes".

Bon c'est pas grave j'ai ouïe dire que le projet "Simple comme un ultra" réalisé par Paul Roumet devrait aboutir vers la fin 2015. D'ici là je me serai peut-être réconcilié avec la course à pied. No hard feelings.

samedi 20 juin 2015

Marathon vs Marabout

A se taper la tête contre les murs, ou la hanche, à moins que ce ne soit le fessier, ou les trois en même temps. Je pète un câble. Après avoir vu un troisième osthéo, une kiné, deux médecins, je continue ma traversée du désert. Et je ne parle pas de marathon des sables mais plutôt de loose en position statique.

Je crois que finalement ce blog n'est plus consacré à la course à pied mais uniquement à mon bobo dans la partie arrière-train 3ème classe de mon anatomie et dans la catégorie micheline en fin de carrière. Moi qui m'étais surnommé le TGV du désespoir lors de ma dernière course digne de ce nom. Je n'en garde aujourd'hui que le désespoir qui était, je m'en rends compte, prémonitoire.

Et pourtant après 3 nouvelles semaines d'arrêt complet, j'y croyais comme un enfant attend le père Noël pour finalement vivre une désillusion amère qui a le goût de la trahison de cette putain de hanche de mes deux.

Et j'y suis pourtant allé mollo cette semaine. 10 minutes lundi. 10 minutes mardi. 3X5 minutes vendredi. Putain je ne peux pas faire moins, merde ! Et depuis hier l'inflammation est bien là, sournoise.

Je commence à envisager de consulter un guérisseur ou un exorciste pour faire sortir le mal qui me ronge. Après quelques incantations il sortirait de ma fesse un morceau de viande sanguinolent. Avec les yeux exorbités il me susurrerait à l'oreille le nom du coureur qui m'a jeté un sort.


C'est un Kenyan qui doit avoir peur de la concurrence, c'est sûr. Le monde de la CAP est impitoyable. Tous les coups sont permis pour faucher un concurrent en pleine ascension. Monde de merde.

Et les semelles alors ! Parlons-en ! Je ne sais plus quoi faire. Mon dernier osthéo est contre. Il me dit que je n'en ai pas besoin. Il me conseille même de courir avec des chaussures neutres, non-corrigées.  Allons bon. Et oui j'oubliais que j'étais aussi allé voir une podologue.

Qu'est-ce que je peux faire ? Je ne sais plus quoi faire.

La piscine ? Bof. J'aime bien nager mais j'aime pas aller à la piscine. On est toujours coincé entre le cachalot qui n'avance pas et le dauphin qui te chatouille les pieds.

Du vélo ? Mouais ok mais j'en ai pas. Et puis avec le tour de France qui se profile je deviens vélophobe.

Je n'ai plus qu'à méditer sur mon sort et sur ma hanche à condition que je tienne la position du lotus. Je suis capable de me claquer la fesse gauche.

Je me rends compte finalement que la vie de sportif de très haut niveau n'est pas facile. Je vais peut-être me réorienter vers une carrière d'ostéopathe, c'est moins dangereux et il y a de l'avenir.

Tiens en parlant d'avenir, j'ai une petite pensée pour Harriette Thompson qui vient de boucler un marathon à 92 ans. Ceci-dit je suis sûr qu'elle a une prothèse au niveau de la hanche. C'est trop facile.
 


mardi 19 mai 2015

Les phrases niquées.

Parce que j'en peux plus de ces phrases "Juste t'es le meilleur", "T'as pas de limites, et ta carte bleue non plus". Tout ça pour nous refourguer une paire de pompes  à plus de 100 boules alors qu'elle en vaut 18.
Ah ces phrases qui pullulent un peu partout !!! Bon dieu. Ça me donne envie de tout sauf de courir.
"Just do it", Ta gueule, fais le toi-même.

Alors moi je fais des phrases niquées. On s'amuse comme on peut.

Tu vas t'écraser comme une merde.

 

Juste doigt de pied.


 Il n'y a pas de pain sans grain de blé (sauf pour les intolérants au gluten).

 

Juste le fais pas.

 

Vazy fé pa le dificil.

 

Je préfère le rose.

Voilà. C'était très intéressant.


samedi 16 mai 2015

Echecs et CAP

Et ben voilà. Je m'emballe, je commence à m'imaginer avec un dossard sur le ventre (cela devrait d'ailleurs s'appeler un ventrad). Et puis mon corps me rappelle que je suis encore en train de brûler les étapes.
Il y a à peine 10 jours, je me remettais en selle après deux mois d'arrêt avec, ben voyons, "Les boucles du cœur" de Labège dans le viseur. Un petit 10 km sur terrain plat et commercial, car les dites boucles sont organisées par Carrefour Labège. Je vous fais rêver là.
 J'étais censé passer au cœur du centre commercial. Niveau paysage on a vu plus pittoresque. Mais bon c'était pour la bonne cause.
D'abord ma cause personnelle, parce que j'en avais besoin, et puis les droits d'inscription étaient reversés à l'association "Hôpital sourire" qui œuvre pour améliorer le quotidien d'enfants hospitalisés.
Donc je me suis acquitté de quelques euros en début de semaine, et j'ai enchaîné quelques entrainements, histoire de prétendre ne pas être trop ridicule ce dimanche (17 mai).
Et badaboum, jeudi , au cours de ce qui devait être ma dernière sortie, outre une vilaine ampoule sous le pied droit due à mes nouvelles semelles, j'ai ressenti un petit quelque chose du côté de la hanche, aux environs d'un moyen fessier, qui, décidément, ne me lâchera pas la grappe comme ça.
Et voilà 3 jours que je réfléchis, en me disant : c'est peut-être rien (la voix de l'inconscience), et tu devrais annuler (la voix de la sagesse incarnée une nouvelle fois par ma femme).
Donc, je ne vais pas recommencer la même connerie qu'au semi de Blagnac (encore au cœur d'un centre commercial). Et je laisse tomber. Je crois que pour Carcassonne, ça sera sûrement pareil.
Mardi, je devais voir ma kiné pour une dernière séance (comme l'aurait dit Eddy Mitchel) mais je crains qu'elle n'en ait pas fini avec mon fessier (il doit y avoir un truc entre eux).
J'ai le moral dans les chaussettes, la course à pied ne veut pas de moi. Je vais me mettre aux échecs (dans tous les sens du terme) C'est là que je suis le meilleur.