samedi 20 février 2016

Tarahumaras

Tarahumaras va !

Non, ce n'est pas une insulte dans le milieu du running. Au contraire, on serait plutôt dans le domaine de l'hyper-compliment.

Mais qui sont les Tarahumaras ?

Tout simplement un peuple Mexicain de l'état du Chihuahua adepte, sans limite, des courses à pied longue-distance et des fêtes alcoolisées.

C'est Chris MacDougall, dans "Born to run" qui leur a donné une certaine notoriété et qui a amené le grand public à découvrir tous les talents développés par ces hommes et femmes.




Ils vivent sur de hauts plateaux et ont su cultiver une aptitude à l'endurance hallucinante. Ils semblent capables de courir des centaines de kilomètres chaussés de simple sandales très fines.
Ils s'affrontent, parfois, dans des "rarahipas", soit des courses de deux jours non-stop.

Leur régime alimentaire est hyper riche et ils ne sont pas les derniers pour s'enquiller de la "lechugilla", de la tequila locale à base de serpent, ou du "tesgüino", de la bière de maïs, au cours de fêtes interminables.

Cette hygiène de vie  déplorable coupler à leurs sandales minimalistes semblent les vacciner, malgré tout, contre toutes les blessures qui sont notre quotidien, nous, pauvres petits coureurs occidentaux, bedonnants, à la chaussure sur-équipée.



Cela ne m'empêchera pas de m'aligner, demain, sur le Tara Muet Trail, 1ère édition, organisé par l'association "Tarahumaras".

Aaaah ok.

Et pourtant là, ce soir, j'ai un peu mal à la hanche.
C'est malin.



vendredi 19 février 2016

Muret - 2 jours

Et oui, elle arrive cette première course de l'année 2016 !

Un petit trail de 21.5 km avec 500 mètres de dénivelé, c'est dimanche et c'est pour bibi.

Je suis assez impatient, je dois dire, même si je sens que je vais souffrir.
De plus, un bon vieux lumbago, contracté pendant un cours de yoga (trop) dynamique, m'a immobilisé toute la semaine dernière.

Voici le parcours du Tarahumaras Muret trail. Il y a comme un parfum d'exotisme dans cette course.



J'ai mal au dos mais je suis zen (des fois).





mardi 9 février 2016

Tenir un blog (sous la pluie)

Oh là là, tenir un blog, tu sais, c'est pas si facile.
Je me rends compte que je manque de motivation en ce moment.

Je ne sais pas quoi raconter à mes lecteurs de plus en plus nombreux et exigeants.

Qu'est-ce que je peux dire ? J'sais pas quoi dire.

Que je bouffe du kilomètre en ce moment ? Ba oui, un peu quand même. J'ai allongé mes sorties.
Bon, mais ça fait pas un article ça.

Qu'il pleut cette semaine et que le temps est dégueu ma bonne dame ?
Ah oui c'est bien ça. J'ai trouvé le thème du jour.

Alors d'abord j'ai ça à vous proposer : un gros malabar qui trouve que c'est cool de courir torse-poil sous la flotte.


Mouais.

Tiens j'ai ça aussi : Un pied dans une flaque.

 C'est malin.

J'ai aussi un dessin moche.


Et puis un pirate qui court sous la pluie.



Voilà. Je crois que j'ai fait le tour de la question.

A part ça je continue ma préparation pour ce foutu marathon de Bordeaux. D'ailleurs la première édition de ce marathon  de mes deux avait eu lieu sous un déluge.

Tout ça se tient. C'est génial.


mercredi 30 décembre 2015

Yosi Goasdoué

C'est drôle comme, parfois, un coureur peut attirer votre attention. En ce qui me concerne c'est en débarquant à l'ile Maurice, le 6 Octobre dernier, que j'ai entendu parler pour la première fois de cet athlète atypique.

En effet, il venait de remporter le championnat de France de semi-Marathon qui avait eu lieu deux jours plutôt à la Réunion, l'ile jumelle. Les médias Mauriciens avaient attiré mon regard sur sa trombine assez remarquable. Il arborait une gouffa des familles et un sourire enjôleur.



(podium du challenge Carrington que Yosi Gosdoué remporte le 11 novembre 2015)

Je dois dire également qu'avec ma femme nous avons développé un radar très spécial, presque infaillible, détectant immédiatement les enfants ou adultes adoptés. Je sais, ce n'est pas banal mais tous ceux qui gravitent dans ce monde de l'adoption comprendront ce que je veux dire par là. Je précise, pour ceux qui découvriraient mon blog, que nous avons eu une expérience malheureuse en 2015 (c'est un doux euphémisme) car nous n'avons pu adopter deux petites filles du Congo auxquelles nous étions apparentés depuis plus de deux ans.

Lorsque Yosi a évoqué dans une interview ses origines Ethiopiennes  le radar s'est définitivement mis en marche. Tiens tiens...Après vérification googlesque j'ai pu constater qu'une fois de plus je ne m'étais pas trompé. Né à Addis-Abeba en 1990 il débarque en France à l'âge de deux ans et  rencontre sa nouvelle famille, devenant Yosi Goasdoué. Un nom qui lui va comme un gant.

Je ne fais aucun lien entre son histoire et sa réussite sportive actuelle, je précise juste pourquoi ce jeune homme a déclenché un peu plus qu'une simple curiosité chez moi.

Pour en revenir à ses exploits il a franchi la ligne d'arrivée du semi de Fort-de-France en 1h09, sous un soleil de plomb et avec un taux d'humidité très élevé. Un mois auparavant, à Lille et dans des conditions un peu plus acceptables Yosi Goasdoué avait déjà fait parler la poudre sur la même distance avec un temps de 1h05 54". Ça calme.

(Fort-de-France, ça aussi ça lui va comme un gant)

En plus d'un physique hors-norme il a une tête bien pleine et est titulaire d'un master 2 en relations internationales. Il a, de plus, créé avec son collègue nantais Dimitri Pasquereau Day-Running proposant, notamment, des stages en altitude.

(Non !!! Pas la cravate et le short !!!!)

Il serait à la recherche actuellement d'un équipementier mais je ne me fais pas de souci pour lui car pour reprendre une de ses phrases favorites : "ce n'est que le début".

Et quelque chose me dit que 2016 sera une année pleine de réussite pour ce gosse doué (oui, c'est facile).





dimanche 13 décembre 2015

La ronde de Ramonville

Un premier record


8h02. A voté ! Et je suis le premier électeur de mon bureau de vote à avoir glissé mon bulletin ce matin. J'ai énormément progressé depuis la semaine dernière. J'y étais allé vers 18h terminant au fin fond du peloton, avec le moral dans les chaussettes. Aujourd'hui mon temps de passage dans l'isoloir a été excellent. J'ai, au moins, gagné 30 secondes depuis le 1er tour. Comme quoi l'entrainement ça paye.
Je rentre donc au plus  vite chez moi en réveillant mes voisins et ma femme pour leur raconter mon exploit. Il y a un champion dans l'immeuble.
 Par contre la mairie de Toulouse n'avait prévu aucune médaille pour les vainqueurs et je ne parle pas du ravitaillement totalement absent ce dimanche matin.
Peut mieux faire au niveau organisation quand même.

(Je ne suis pas sur la photo)

Un timing serré !


 Ben oui, j'ai à peine le temps de participer à cette course de fin d'année qu'il faudra que je parte bosser dans la foulée (pronatrice ou supinatrice ?). C'est aussi ça la magie du cinéma. Je travaille 3 w-e sur 4 mais j'ai les matinées pour écumer les courses du grand Toulouse.
Donc, ce matin, au programme, je vais faire la ronde de Ramonville.

Vers un running fraternel ?


Je n'ai pas bien compris le concept. On va tous se donner la main pour faire une ronde de 10 km ?
Va-t-il y avoir un lâcher de runners ?
Cela a-t-il un rapport avec la Cop 21 ?
Va-t-on enfin abolir tout classement ? 
En arrivant ce matin  sur les lieux de l'épreuve tout un tas de questions raisonnent dans ma tête, et je commence à croire à un running fraternel, écologiste. Je refuse, d'ailleurs, de brûler un trop grand nombre de calories pour ne pas nuire à l'atmosphère.
Je suis même prêt à tomber dans les bras du premier coureur que je croise mais je n'ai pas le temps d'en attraper un au vol car ils sont déjà tous en train de s'échauffer. 
Je n'y comprends plus rien. Et c'est vrai qu'un petit 5 degrés commence à me faire douter de la réalité du réchauffement climatique.
J'avoue quand même avoir dépensé quelques calories et particules à chercher une place pour me garer vu l'affluence (+ de 1200 inscrits).
  

Vers un running surpeuplé ? 


C'est bien ce que je craignais. On est loin de l'ambiance pépère de la Valtoulousaine. Récupérer son dossard demande déjà une certaine patience mais ce n'est rien comparé au départ. Il faut jouer des coudes, slalomer et s'éloigner de toute notion de fraternité pour finalement s'extirper d'une partie du peloton. L'étroitesse du parcours n'arrange rien, moi qui est l'esprit large. 

(Je ne suis pas sur la photo, c'était en 2014)

Une sombre histoire de ceinture


Ah oui j'avais oublié de préciser qu'à peine arrivé je me suis rendu-compte que j'avais oublié ma ceinture dans laquelle j'ai l'habitude de glisser mon portable et du coup mon GPS. Ahrrrg ! Je vais courir à l'aveugle. Oui, je sais, je n'ai toujours pas de montre à 200 euros.
Heureusement, il y a des meneurs d'allure et je repère le "48 minutes", avec son ballon blanc, que j'essaye de rattraper. C'est un peu comme la queue du mickey...No comment.
Malheureusement le parcours va s'avérer être un peu plus dur (pour moi) qu'à la Valtoulousaine, avec plus de faux-plat.


(Je ne suis pas sur la photo. Je crois)

Mon record sur la ronde de Ramonville


Etant donné que c'est la première fois que je participe à cette course j'estime que j'ai déjà établi, en ce qui me concerne, mon record sur ce parcours. C'est déjà ça de gagner.
Allez je lâche le résultat : 48 minutes 50. Pas si mal que ça. A 56 secondes de mon RP (comme on dit dans le milieu du running). Mais c'est bizarre j'ai l'impression de m'être fait gratter 20 secondes sur le chrono à l'arrivée puisque je franchis la ligne à 48"30 (on le voit bien sur la vidéo des arrivées). J'hésite à porter réclamation.
En tout cas je suis 638ème sur 1223.  Je suis le Bayrou du running. Plutôt au milieu quoi.

(Je suis sur la photo. Quel finish de ouf !)

L'heure du bilan ?


Les sondages  ont eu tort de me pronostiquer à 45 minutes. 
Le taux de participation a frôlé les 100 %.
J'ai pas envie de partir au boulot.
Année 2015 pourrie avec seulement 6 courses.

Conclusion


Passe-moi la salade je te passerai la rhubarbe.

dimanche 22 novembre 2015

La Valtoulousaine

Enfin ! 8 mois que j'attendais ça. Un nouveau dossard et un petit 10 km en guise de reprise après cette parenthèse désenchantée et un mal qui a rongé mes velléités de coureur du dimanche (du mardi et du vendredi aussi) du printemps jusqu'à l'automne.

Finalement mon dernier osthéo a su faire ce qu'il fallait pour que, petit à petit, je retrouve des sensations que je n'espérais plus.

Voilà aujourd'hui 1 mois et demi que je me prépare à l'idée de retrouver les joies d'un peloton de coureurs en short à coup de 3 séances de course à pied et de 2 km de natation par semaine.

Du coup, mes 2 kg de langoustes mauriciennes sont passés à la trappe même si j'ai encore du surplus à dégager.

Ah ! Il avait bien été question d'un semi entre Lourdes et Tarbes ce même 22 Novembre mais mon corps et ma hanche en particulier, ne me semblaient pas encore en état. Il était même possible de faire partie d'un team de 3 ou 4 coureurs au nom très évocateur : "Les cierges effarouchés".  Je n'étais d'ailleurs pas peu fier d'être à l'origine de ce patronyme. Mais bon, c'était trop tôt pour 21 km.

 (Mon team, je suis au milieu)

Donc j'avais noté cette Valtoulousaine sur mon agenda et je ne me faisais pas d'illusion sur le temps que j'allais réaliser. 49"07 étant mon record perso sur 10 bornes. Après plus de 6 mois sans aucune activité sportive, je me disais que cela serait compliqué d'approcher les 12km/h.

Ce matin il faisait frisquet sur Toulouse, un petit 7 degrés, et nous étions 437 coureurs à nous présenter devant la ligne de départ juste à côté de la sortie de métro des Argoulets. Mais la bonne nouvelle c'est qu'il faisait beau et pas un pet de vent !

Donc, au moment du départ je me retrouve, comme d'hab, au fond du troupeau et je commence à remonter quelques runners au fil des premiers kilomètres.


 (même pas mal à la hanche !)

Je remarque très vite, par contre, que mon GPS à tendance à me dévaloriser (mais cela ne m'étonne pas de lui). En effet lorsque je termine la première boucle de 5 kilomètres  je suis épaté d’apercevoir 23"50 sur le chrono officiel. Ah bon ? Alors que mon GPS ne m'annonce les 5 km que 300 mètres plus loin à 25" 30 (et rajoute un "gros looser !" dans mes oreillettes).

Bon, cela augure d'une probable bonne nouvelle. Et en effet je finis ce 10 km en battant mon record en 47"54. Je suis super content car je ne m'y attendais vraiment pas. Mon connard de GPS m'a gratté plus de 600 mètres en tout. Il estime que je suis une feignasse et que je n'ai couru que 9km38 et non 10.
Grrrrrrrr.....

J'ai encore 3 semaines pour préparer la ronde de Ramonville sur une même distance et finir une année 2015 qu'il me tarde de jeter à la poubelle.

Le classement n'est pas hyper glorieux (225ème sur 398 arrivants) mais j'ai l'habitude.

Voilà voilà, c'était un dimanche comme je les aime. Une p'tite course, du soleil et une entrecôte à midi, le bonheur malgré tout.




jeudi 19 novembre 2015

évènements

Je n'ai rien à dire sur les évènements de la semaine passée ou si peu.

Je n'ai pas envie de donner mon avis sur la question car, malgré ce flot d'infos et d'images, je ne sais rien. Je suis submergé, totalement dépassé, hébété mais sûrement pas en mesure de donner une opinion sur ce qui nous est arrivé car j'ai juste peur.

Oui je sais, "même pas peur" tout ça..."qu'ils aillent se faire foutre"..."on n'est plus fort qu'eux". "On est des résistants parce qu'on va boire un coup en terrasse"...Je suis un peu perplexe.

Je ne suis pas sûr de me remettre d'un tel traumatisme (collectif) en claquant des doigts.

Alors pour retrouver mes esprits, malgré tout, je reprends mes activités habituelles mais non sans appréhension (pour l'instant).

Je vais au concert, je sors, je bois en terrasse.

Je cours, bien sûr.

Mais je ne suis pas un résistant. Car, avant tout, je subis.

Je n'ai rien à dire de plus, je reprendrai mon blog dans quelques jours en feignant, quelque peu, l'insouciance.